18/03/1940-1950: Que peut-il se passer en dix ans ?

Le 18 mars 1940, Adolf Hitler et Benito Mussolini se rencontrèrent au col du Brenner, à la frontière entre l’Italie et l’Autriche, alors annexée à l’Allemagne. Le message était très simple. Hitler parla pendant plus de deux heures et exposa les futurs plans d’invasion de l’Allemagne nazie. Mussolini s’engagea à prendre part au conflit au moment opportun. Deux hommes seulement qui dissertent de la destinée funèbre de tant d’autres :

Les grandes amours contrariées : Hitler et Mussolini sur le quai de la gare (Col du Brenner, 18/03/1940)

Le 18 mars 1950, le prix Nobel de chimie Frédéric Joliot-Curie lance l’appel de Sotckholm, une pétition contre l’arme atomique qui recueillera plusieurs centaines de millions de signatures. L’action fut avant tout symbolique, mais cette expression de l’opinion publique jouera néanmoins un rôle certain dans la guerre froide.

« Nous exigeons l’interdiction immédiate de l’arme atomique, arme d’épouvante et d’extermination des populations. […] Nous considérons que le gouvernement qui, le premier, utiliserait contre n’importe quel pays l’arme atomique, commettrait un crime contre l’humanité et serait à traiter comme un criminel de guerre. Nous appelons tous les hommes de bonne volonté dans le monde à signer cet appel. »

Dix ans séparent ces deux évènements, ces deux instantanés du monde si proches en temps et pourtant si différents, même si l’un est en partie la conséquence de l’autre. Dix années mouvementées : guerre, génocide, bombe, reconstruction, paix.
Et maintenant, souvenons-nous, en 2002, il y a dix ans, le monde était-il si différent ? À part l’iPhone et la mort de Ben Laden, c’est à peu près la même chose, comme si nous étions en train de tirer sur l’élastique du temps : même si tout va plus vite, le monde reste globalement égal à lui-même.
Qu’arrivera-t-il quand nous aurons trop tiré au point d’en oublier le passé ? Les horloges de Salvador Dali ne sont peut-être pas seulement élastiques, sans doute finissent-elles par casser. Après ces dix ans d’euro, j’attends de voir le prochain grand changement européen en souhaitant que ce ne soit pas l’effondrement de l’union et de sa monnaie. Mes rêves vont vers la fédération du continent, malgré les forces politiques et économiques qui la contrarient. En parallèle de ma petite action de citoyen, je me mets en spectateur vigilant de l’Histoire, ce que je peux résumer par une expression pléonastique typiquement française : voyons voir ! À demain.

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