29/01/1996: Renaître de ses cendres, le destin séculaire du phénix vénitien

L’adage selon lequel l’Histoire se répète n’est pas seulement l’apanage de la géopolitique. En art, les redondances sont parfois surprenantes et les noms prémonitoires. En 1792, la noblesse vénitienne dote la ville d’une n-ième salle d’opéra en lieu et place du théâtre San Benedetto, disparu suite à un incendie trois ans plus tôt. Le nouvel édifice est nommé en référence à l’oiseau renaissant de ses cendres, le Phénix, Fenice en italien. Il devient rapidement un haut lieu de l’art lyrique. En 1832 il est détruit par les flammes et reconstruit à l’identique en 1836. Le 29 janvier 1996 il brûle à nouveau, pour être pareillement érigé en 2003. Un opéra n’a jamais aussi bien porté son nom.

L'incendie de la Fenice le 29 janvier 1996

Giuseppe Verdi a créé à la Fenice une majorité de ses opéras. Ainsi, c’est La Traviata qui fut le premier opéra joué dans le nouveau bâtiment en 2003. La Fenice est ainsi ancrée dans une tradition classique de l’art vénitien, aussi bien architectural que musical. Vivement une petite visite de ce joyau d’ici quelques semaines. Photos à venir. À demain.

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