06/01/1957: King vs Diktator

Sur la route du succès, que de choses peuvent nous passer en tête, quand on a vingt deux ans. Le 6 janvier 1957, Elvis se prépare pour la dernière d’une série de trois émissions qui viennent de lui conférer son statut de star planétaire.

Elvis le 6 janvier 1957 à l'hôtel Warwick de New York, en pleine réflexion avec lui-même, ténébreux

Le Ed Sullivan Show, c’est un peu le Grand Journal de l’époque. Le 9 septembre 1956, la première émission rassemble plus de 60 millions de téléspectateurs. Le 28 octobre, Elvis se teint en noir et fait naître son personnage scénique qui deviendra mythique. Très vite les mouvements de déhanché vont créer un vrai scandale dans la société américaine. A l’époque la censure marche à plein pot. Au cinéma le code Hays, régissant la production des films, est encore en vigueur.
Pour l’émission du 6 janvier 1957, les censeurs de CBS feront filmer le chanteur uniquement sur la partie haute du corps, ne montrant pas les jambes. Qu’importe,  Elvis réussira tout de même à électriser les foules. Il ira même jusqu’à rendre hommage à l’insurrection de Budapest en chantant Peace in the Valley, un standard du gospel, et en demandant à Ed Sullivan de soliciter les dons des téléspectateurs. La donation atteindra plus de 25 millions de francs suisse, ce qui vaut aujourd’hui à Elvis le titre de citoyen d’honneur de Budapest à titre posthume.

Aujourd’hui la Hongrie se radicalise à nouveau. La constitution est devenue liberticide et antidémocratique. Le nom du pays ne comporte plus la mention de « république ». Avec un peu de recul, voyons l’enchaînement des faits : septembre 2008 crise économique, mai 2010 Viktor Orbán remporte les élections et devient ministre-président de Hongrie, avril 2011 nouvelle constitution autoritaire.
Cela me rappelle une histoire bien connue : octobre 1929 crise économique, janvier 1933 Adolf Hitler remporte les élections et devient chancelier, mars 1933 il a les plein pouvoirs, ne se donnant même pas la peine d’abolir la constitution de Weimar.
L’Histoire ne nous sert jamais deux fois le même plat, mais elle se répète, non ?

Même en Hongrois, un dictateur est un dictateur.

Vous trouverez un cours extrait du Ed Sullivan Show du 6 janvier 1957 avec Elvis Presley ici. A demain.

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